Archives pour la catégorie Art

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La beauté de l’ardoise – Cy Twombly au Centre Pompidou

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 Salle

 

Le Centre Pompidou à Paris célèbre son 40e anniversaire avec, entre autres, une grande et unique rétrospective de l’artiste américain Cy Twombly (1928-2011); L’exposition couvre 60 années de sa vie d’artiste.

Ce n’est pas la première fois qu’il est exposé à Paris: les parisiens purent déjà profiter d’une rétrospective Twombly au 20e anniversaire du musée, en 1988.

Le commissaire de l’exposition Jonas Storsve a réuni à Paris 140 œuvres dont la plupart ne s’étaient jamais confrontées et présente des peintures, des sculptures, des dessins et des photographies, qui sont montrées pour la première fois en Europe. L’idée de cette exposition est surtout pour lui de creuser les obsessions de Twombly: les cycles. Et c’est ainsi que ce superbe spectacle est basé sur trois cycles, qui à leur tour s’opposent à d’autres cycles, ainsi que sur d’autres œuvres précoces et plus tardives.

Twombly - Saalansicht; Bilder aus dem Zyklus  Nine Discourses on Commodus - Foto (c) JNPettit
Twombly – Vue Salle; Photos du cycle Nine Discourses on Commodus –
Photo (c) JNPettit

Nine Discourses on Commodus est créée en 1963 en réaction à l’assassinat du président John F. Kennedy qui bouleverse et marque l’artiste. Sur ces toiles de grande dimension, qui expriment le sang qui coule et qui poisse, il établit un parallèle entre l’attentat perpétré sur le président américain et le règne cruel et sanguinaire du tyran mégalomane romain Commodus (161-192) qui fut la victime d’un complot et fut étranglé par sa concubine Marcia et l’athlète Narcissus, le dernier jour de l’année 192. Ce fait a déterminé la fin de la dynastie des Antonins et fit place à une série d’empereurs qui régnèrent seulement quelques semaines avant de tomber à leur tour victimes d’assassinat. Jacky Kennedy portait à Dallas un costume rose, un chapeau rose et tenait un bouquet de roses rouges dans ses bras; Twombly peint rageusement une tragédie grecque en rose et en rouge sur des balafres discrètes au crayon, que l’on peut percevoir sous cette catharsis de couleurs. En 1964 ce travail fut exposé chez Leo Castelli à New York suscitant beaucoup de controverse et de rejet violent par la critique. Tout d’abord, parce que dans les années 60 les tendances de l’art minimaliste exigeaient une absence d’émotions, la réduction rationnelle vers les couleurs primaires et des formes géométriques simples et d’autre part parce que Twombly marquait ainsi la fin d’une époque. Ses tableaux ne se vendirent pas à cette occasion, mais furent plus tard acquis par un Italien et depuis 2007 ce cycle appartient au Musée Guggenheim de Bilbao.

Philadelphie a prêté exceptionnellement le cycle en 10-parties 50 Days at Iliam (50 jours à Troie). La série montrée ici a été produite au cours des étés 1977/78 et décrit dix chapitres de l’Illiade. Des feuilles de trèfle en forme de taches d’ombre de couleur identifient les protagonistes de la guerre de Troie: le gris pour Hector, le bleu-gris pour Patrocle et le rouge pour Achille, représentant le sang versé (Shades of Achilles, Patroclus and Hector, partie VI, 300 x 492 cm). En 1978, ces tableaux furent exposés à New York et furent ensuite rangés dans des boîtes jusqu’à leur acquisition en 1989 par le Museum of Art de Philadelphie.

La lecture d’Homère par Twombly fut constante tout au long de sa vie et se retrouve dans toutes les phases de sa peinture, et ainsi 14 ans avant 50 Days at Iliam les héros de Troie peuplaient-ils déjà ses pensées. Deux de ses chefs-d’œuvres des années 60 sont également exposés. Achilles Mourning the death of Patroclus (Achille pleurant la mort de Patrocle) mesure 259 x 302 cm, la moitié inférieure est vide de peinture. Au-dessus de la ligne de séparation (au crayon) s’envolent vers le ciel deux nuages de laine de tailles différentes, reliés par un fil ténu. Patrocle meurt et lâche le fil! Avec une passion contenue Twombly exprime la douleur d’Achille à la perte de son ami et compagnon d’armes Patrocle et son cri de vengeance. The vengeance of Achilles (1962, huile et crayon sur toile), prêté par le Kunsthaus de Zurich, est un A de trois mètres de haut (Achille!), une sorte de poignard aigu se dressant sous un capuchon éclaboussé de sang. À première vue, on pourrait penser à une installation d’arte povera par Mario Merz ou un rituel cruel et mystérieux.

Le troisième pilier de l’émission est le cycle Coronation of Sesotris  (2000) (Couronnement de Sesotris). C’est une fantaisie poétique sur le voyage du dieu soleil égyptien Ra dans son bateau solaire à travers le firmament. Ces œuvres sont lumineuses, transparentes, faciles et libérées. Et bien sûr, il y a aussi également une inspiration poétique antique: le poète de l’antiquité, Sappho et le poète contemporain Patricia Waters furent ici ses sources d’inspiration. Ces œuvres font partie de la collection Pinault.

 

Twombly - Coronation of Sesostris -Saalansicht Foto (c) JNPettit
Twombly – Couronnement de Sésostris – Vue de la salle
Photo (c) JNPettit

 

Cette série est accompagnée et complétée de nombreuses œuvres indépendantes telles que le groupe de quatre tableaux Quattro Stagioni (Quatre Saisons) de la Tate de Londres. Twombly les peint entre 1993 et 1995 après la lecture de John Keats « Ode sur une urne grecque ». Ici sont représentées la fugacité et la régénération de la Nature à chaque saison dans ce qu’elle a de caractéristique: timidité et plein d’espoir pour le printemps, jaune lumineux et joyeux pour l’été. Blanc et vert sapin de l’hiver, mais le plus fort est l’automne. La seule image des quatre dans laquelle il a écrit: l’Autunno (automne) est en gros caractères dans la partie supérieure de l’image: mélancolie et affirmation de la vie de ce grand cycle. Cy Twombly montre ici déjà se trouver sur la voie de ses œuvres suivantes, flamboyantes, colorées, autant de pistes énigmatiques minimalistes où alternent les coups de pinceau, les pictogrammes tellement calmes que l’on se sent subitement éclairé comme par le soleil.

Le calme et le petit format, plutôt atypique pour lui, des natures mortes Black Mountain College (environ 43 x 28 cm) en 1951 encore aux USA nous rappellent la poésie des bouteilles de Giorgio Morandi dans sa phase minimaliste des années 60. De grandes ardoises minimales, austères, spartiates gris / noir, conçues dans un processus d’apprentissage permanent, sont des pôles de paix.

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Blooming, 2001-2008

 

Twombly nous explique la beauté d’une ardoise négligemment essuyée. Ses tableaux sont des histoires tranquilles et passionnées et des poèmes, un équilibre entre d’une part des manifestations obsessionnelles timides discrètes, divines, inspirées par les hiéroglyphes et d’autre part des pictogrammes, gribouillis enfantins, de grandes compositions d’une autre grande inspiration: « Quand j’étais enfant je dessinais comme Rafael, mais il m’a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant », a dit Picasso.

Peu de temps avant sa mort il créa les tableaux sur le thème de roses (sanglantes) d’après des poèmes de Ingeborg Bachmann et Rainer Maria Rilke – un hommage aux nénuphars de Monet (Blooming, 2001-2008). Blooming a été pris pour illustrer l’affiche de l’exposition et provient d’une collection privée!

Les sculptures de Twombly seraient presque invisibles. Couleur blanc sale, font-elles penser à Beuys? Ces objets rappellent des totems ou des ustensiles primitifs en bois ou en tissu, rapportés de ses voyages et réunis par des clous ou des fils. Tels qu’ils sont présentés ici dans le Musée Pompidou, ils ont un aspect très moderne, et semblent bien en ligne avec la structure de l’espace en face d’une vue imprenable sur Paris: La visite de l’exposition en vaudrait la peine rien que pour cette raison.

 

Cy Twombly Skulpturen im Panoramasaal des Centre Pompidou - Foto (c) JNPettit

 

Né en Virginie, il vient en Europe avec ses vingt ans et une bourse d’études. Tout ce qu’a connu Cy Twombly dirigera son chemin dans ses peintures, que ce soient les peintures rupestres vieilles 17.000 ans de Lascaux, qu’il étudia dans les années 50, ou un marabou dans le tableau Volubilis; Twombly avec son ami et camarade Robert Rauschenberg visitèrent des ruines romaines près de Fès au Maroc au cours d’un voyage en Afrique du Nord dans les années 1950. Ici éclate non seulement sur son tableau la rencontre de deux cultures; en dehors des tons beige noir et blanc cassé, il n’y a pas d’autres couleurs. Un mirage qu’on ne peut percevoir que les yeux plissés dans la chaleur miroitante.
 

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Volubilis et Ouarzazate

 

Dans le grand bain créatif des années 50 des action paintings de Franz Kline, des champs de couleur de Rothko ou les boucles de peinture Jackson Pollock, Barnett Newman, Willem de Kooning et Robert Motherwell, il apprend à nager. Sans bouée ni gilet de sauvetage, il plonge dans la fascination du vieux continent, la philosophie antique et fusionne avec les tendances américaines des années 1950; les gribouillis prétendument stupides, ses graffitis, parfois en conflit avec le dominant expressionnisme abstrait. En réalité, sans un investissement intellectuel personnel on n’arrive pas à le comprendre. Les mythes déconstruits et les héros de l’antiquité abandonnés errent sur des toiles toujours semées de textes griffonnés et saupoudrées de couleurs, où les fleurs rouges sont autant de gouttes de sang. Qui dirige ici son pinceau? Sa main ou sa mémoire de tout ce qui l’a un jour envoûté et qu’il a perfectionné de jour en jour? Des rêves, l’Histoire, la connaissance, la couleur et la lumière se combinent et se subliment.

Une photo de lui prise à Rome en 1961 est exposée à l’entrée de l’exposition. Twombly, un petit pinceau en main, se tient devant une grande toile, plutôt timidement, comme s’il n’osait pas ajouter à son cahier d’images un symbole cryptique ou une ligne calligraphique. Il donne l’impression d’être revenu sur son travail, simplement et très respectueusement parce qu’il sent qu’il y a ici encore quelque chose à compléter. Il pouvait parfois rester des jours entiers devant sa toile blanche avant qu’un premier geste timide lui permette de surmonter sa panique du vide.

Cy Twombly vécu de nombreuses années dans l’italienne Gaeta, située entre Rome et Naples et déjà citée par Virgile dans l’Enéide. Gaeta était une station thermale prisée par les Romains, où même Cicéron possédait une villa. Chaque pierre sur cette côte a des histoires de l’antiquité à raconter: Des tragédies archaïques, barbares ou éternellement jeunes.

Cette exposition unique et exclusive d’œuvres provenant de grands musées ou collections privées, qui honore un représentant considérable de l’expressionnisme abstrait et des individualistes intellectuels pourra être vue au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 24 avril 2017. Organisée en collaboration avec la Fondation Cy Twombly et avec le soutien de son fils Alessandro, il faut savoir qu’elle n’est pas appelée à se déplacer vers d’autres musées.
 
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Salle – Camino Real RealCamino (2010)
 

Christa Blenk / traduit par Jean-Noel Pettit

Photos: JNPettit

 

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Friedrich Kiesler – Martin-Gropius-Bau

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Ausstellungsplakat – es zeigt « Bucephalus »

 

Seit dem 11. März zeigt der Gropius Bau eine Ausstellung über Friedrich Kiesler: Architekt, Künstler, Theoretiker und Visionär – ein Tausendsassa der Moderne

400 Fotos, Zeichnungen, Pläne und Modelle vom Raumtheater bis zum Raum-Zeit-Projekt Endless House sind zu sehen. Hin und hergerissen ist man zwischen expressionistischem Dadaismus, Surrealismus und schlichtester Architektur à la De Stijl von Mondrian.

Kunstgattungen zerriss und sprengte er hemmungslos und sein Konzept eines endlos sich dahinziehenden Raumes (Raumbühne) ist nicht leicht zu verstehen. Seine Theorien zählen zu den großen Visionen des 20 Jahrhunderts, er kommunizierte mit der Avantgarde und hatte zu allen aktuellen Konzepten seine eigenen, sehr speziellen, Ideen und entwickelte permanent ungewöhnliche Interpretationen. Viele seiner Ideen wie der Mensch leben oder Konzerte hören sollte wurden später durchaus realisiert, wie der Konzertsaal, bei dem die Bühne in der Mitte ist. Es ist die erste Ausstellung dieses österreichisch-amerikanischen Künstlers in Berlin, der 1890 in Czernowitz geboren wurde und 1965 in New York verstarb.

Im Berlin der 20er Jahre unter unzähligen Kunsttendenzen und dem expressionistischen Film wie Paul Wegeners Golem, Murnaus  Nosferatur oder Fritz Langs Dr. Mabuse war der Revolutionär Friedrich Kiesler (1890-1965) gerade richtig. Die Ausstellung beginnt mit dem elektro-mechanischen Bühnenbild zu „W.U.R. (R.U.R.) Werstands Universal Robots. 1923 kam es am Theater am Kurfürstendamm mit großem Erfolg zur Aufführung. Das Stück vom tschechischen Schriftsteller Karel Čapek ist 1920 erschienen und hat Kiesler sofort angesprochen. Auch er – wie Čapek – kommt aus dem Land des Golem, da lag die Idee, einen künstlichen Menschen zu erschaffen, der als billige und rechtlose Arbeitskraft die Weltwirtschaft verändern sollte, nicht so weit weg. Dieser Androide, dieser Roboter – Čapek hat das Wort übrigens erfunden – hat andere utopische Schriftsteller wie Huxley oder Orwell inspiriert.  Werstand (Verstand) heisst übersetzt Rozum im Tschechischen.

Kiesler geht 1926 nach New York – er sollte dort nach dem Pariser Erfolg – ein weiteres Mal seine „International Theater Exposition“ organisieren. Schlägt sich später u.a. auch als Dekorateur für Schaufester schicker Geschäfte wie Saks 5th Ave durch. Er entwirft Möbel und Lampen und arbeitet an seiner Vision des Einfamilienhauses, sein  Space House. In den 30er Jahren endlich gelingt ihm der Theaterdurchbruch mit dem Bühnenbild zu George Antheils Oper „Helen Retires“, was ihm eine Anstellung an der Juilliard School of Music verschafft. Später wird er das Laboratory for Design Correlation an der Columbia Universität New York leiten und entwickelt die Correalismus-Theorie, die von einem Designansatz ausgeht, der den Menschen in den Mittelpunkt stellt. Er entwickelt die Vision Maschine und schreibt zwei Bücher, die aber nicht veröffentlicht werden. Auch seine Architektur-Entwürfe, bis auf einen, werden nie realisiert. Das einzige Gebäude das der Architekt und Künstler Friedrich Kiesler baute, steht in Jerusalem und beherbergt die Schriftrollen von Qumran. Der Rundbau Shrine oft he Book konnte ein paar Monate vor seinem Tod eingeweiht werden.

Sein spektakulärer Ausstellungsraum für die Peggy Guggenheims Galerie „Art of This Century Gallery“ ist in der Ausstellung nachgebaut und bildet das Highlight dieser. Weitere Bühnenarbeiten u.a. zu Darius Milhauds Musik Le pauvre Matelot (der arme Seemann) folgen. In den 1950 Jahren arbeitet Kiesler an einer Skulptur für das Glass House von Philip Johnson (Galaxy). In den 1960 er Jahren entstehen Aluminium Skulpturen wie „Bucephalus“. Sie ist, wie sein komplettes Werk, der Kategorie des  endless house zuzuordnen, welches sich wie ein roter Faden durch sein Leben und Werk zieht. Im MoMA darf er 1958 ein begehbares Modell im Garten aufstellen.

Die Ausstellung entstand in Zusammenarbeit mit der Friedrich und Lillian Kiesler-Privatstiftung in Wien, die seit 20 Jahren den Nachlass des Künstlers betreut. Wirklich ansprechend ist sie nicht, sehr technisch und sicher sehr interessant für Architekten. Vor allem aber vermisst man mehr Infomationen oder Filmausschnitte der bahnbrechenden Theaterinszenierungen.

Die Ausstellung im Martin Gropius Bau ist noch bis zum 11. Juni 2017 zu sehen.

Christa Blenk

 

 

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Jan Toorop

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Der holländische Maler Jan Toorop (1858-1928) ist bei uns nicht sehr bekannt, obwohl er um die Jahrhundertwende zu den bedeutendsten Jugendstil-Symbolisten im Norden zählte und einige seiner Bilder (Sphinx) in München zum ersten Mal gezeigt wurden . Geboren auf der indonesischen Insel Java geht er im Alter von 11 Jahren  mit seinen Eltern in die Niederlande, wo er später Kunst u.a. in Amsterdam studieren sollte.

Schon als junger Maler schließt er sich der avantgardistischen Künstlergruppe „Les Vingts“ an, zu der auch der belgische Meister James Ensor gehört. 1884 ist er zum ersten Mal mit seinen Arbeiten beim Salon des Indépendants in Paris vertreten. Die Bilder, die in dieser Zeit entstehen sind stark von einem symbolistischen Naturalismus geprägt, die Einflüsse von Van Gogh, Seurat oder Renoir erkennen lassen.

Die Ausstellung geht den verschiedenen Mal- und Lebensabschnitten nach. Sein individueller Symbolismus ist impressionistisch, expressionistisch, naturalistisch und surrealistisch. Toorop engte sich selbst nicht ein oder verurteilte sich zu einem bestimmten Stil. Die Ausstellung zeigt aber auch seine großen qualitativen Unterschiede in seinen Werken.

 

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Saalansicht (Madame B, 1903 Haarlem; Lesende Frau, 1905, Den Haag;
Dame mit Sonnenschirm, 1888, Brüssel)

 

In London trifft er auf auf den amerikanischen Maler James Abbott McNeill Whistler kennen, macht Bekanntschaft mit den Preäraffaeliten und lernt seine spätere Frau, Annie Hall, kennen. Beeinflusst von Whistlers Malerei entstehen elegante Stadt-Damen in Weiß.  Diese lichten Arbeiten stehen im krassen Gegensatz zu den Werken,  die in Brüssel entstehen und direkt vom französischen Naturalismus beeinflusst sind, obwohl Toorop das Licht anders einsetzt. Es ist kein holländisches Licht, es ist das Licht von Java.  In Beglien malt er das harte Leben der Landbewohner, Bauern oder Fischer, aber immer noch erinnernd an einen glänzenden Pointillismus.

Seine Bilder sind unheimlich und manchmal ungemütlich, geben Rätsel auf und haben es der Kritik um 1900 nicht leicht gemacht sie zu interpretieren. Ähnlich wie bei Munch, sind auch Toorops Bilder von Schmerz und Kummer seines geschundenen Seelenlebens, bestimmt durch Krankheit und eine unglückliche Ehe, durchzogen.

 

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„Die Junge Generation“ – Rotterdam Museum Boymans Van Beuningen

 

1892 entstand das Gemälde „Die neue Generation“; dieses Bild war schon mal in Berlin, vor 125 Jahren. Ein großes Kind oder vielleicht die Mutter beobachtet hinter einer seltsam umrankten Tür in einem unheimlichen Zauberwald ein Kleinkind auf einer weißen Lichtung, umgeben von einer lebenden, aber blattlosen Trauerweide und schrillem Wurzelwerk. Farben und Formen könnten aus Java sein. Die Modernität wird durch einen Strommasten im Vordergrund dargestellt, der vor den Schienen vergeblich eine gerade Ordnung in das Bild bringen will, aber irgendwie nicht dazu gehören will. Hier hat sich Toorop selber als Trauerweide dargestellt, das Kind ist wohl sein zweites, denn seine erste Tochter verstarb gleich nach der Geburt. Toorop litt an Syphilis was auch zu einer kurzzeitigen Erblindung führte.

Bei ihm kann man nicht sagen ob er zuerst Impressionist, Pointillist oder Symbolist war. Er ist immer wieder auf alle Stile zurückgekommen oder hin –und her gesprungen, ohne Ordnung oder System.

Und obwohl Jan Toorop durchaus zum Umfeld von Mondrian zählte, hatte er mit dessen Bewegung de Stijl nichts zu tun. Selten, dass er eine gerade Linie malen konnte und auch die kunterbunte Bildersprache seines Geburtsortes Java hat ihn selten verlassen.  Auch die traurigen Bilder sind farbenfroh.

 

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Saalansicht – Die drei Schwestern Henny, Anna, Adrienne – (1897) Privatbesitz

 

1892 beginnt Toorops spirituelle, wirre Phase. 1897 finalisiert er schließlich The Sphinx, die jahrelang durch sein Atelier geistern musste und später in München zum ersten Mal ausgestellt werden sollte.

Schon vor 1900 erlangt er einen gewissen Bekanntheitsgrad, vor allem in England, entwirft Plakate und Illustrationen für Buchumschläge. 1902 kann er bei einer Ausstellung der Wiener Sezession mitmachen, lernt Gustav Klimt kennen.

1905 konvertiert Toorop zum Katholizismus, was direkten Eingang in seine Malerei findet. Die Arbeiten, die in dieser Zeit entstehen sind grobschlächtig, intensiver, irgendwie holziger und erinnern an einen mystischen realistischen Sozialismus. Die Jugendstil-Leichtigkeit in Verbindung mit den südlichen Farben ist verflogen.

 

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Saalansicht: Rechts: der Ungläubige, 1919
(schwarze Kreide, Kohle und Pastell) Den Haag

 

Nach dem Ersten Weltkrieg malt er Bilder, die Zerstörung und Not zeigen, seine religiöse Phase geht weiter. Ab 1920 kann Jan Toorip sich nur noch im Rollstuhl fortbewegen;  es entstehen vor allem Zeichnungen und Radierungen bis er 1928 in Den Haag stirbt.

200 Exponate, darunter Gemälde, Plakate, Illustrationen, Zeichnungen oder Radierungen, präsentiert das Bröhan Museum noch bis zum 21. Mai 2017. Die  Ausstellung wurde organisiert durch das Gemeentemuseum Den Haag in Zusammenarbeit mit dem Museum Villa Stuck, München, und dem Bröhan-Museum, Berlin.

Auf jeden Fall sehenswert!

Christa Blenk

Fotos: cmb

 

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Sammlung Marx im Hamburger Bahnhof

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Saalansicht Marx Sammlung (3 x Andy Warhol)

 

1996 wurde das ehemalige Bahnhofs- und Museumsgebäude und jetzige zeitgenössische Museum in Berlin, der Hamburger Bahnhof, mit der Sammlung Marx eröffnet. Diese Sammlung besteht vor allem aus erstklassigen Werken Anselm Kiefer, Robert Rauschenberg, Cy Twombly, Roy Liechtenstein oder Andy Warhol, die allesamt ab den 1950er Jahren entstanden sind.

 

Das Kapital Raum 1970-1977, Josef Beuys
 Das Kapital Raum 1970-1977 von Josef Beuys

 

Hauptaugenmerk ist die Rauminstallation Das Kapital Raum 1970-1977 von Josef Beuys. Beuys entwarf und konzipierte diese für die 39. Biennale von Venedig 1980.

« Das ist jetzt mein Denkmal. Richtig, das Denkmal. wie man es kennt, starr, aufgebaut. Da stehen die einzelnen Zeichen, da ist was drauf geschreiben wie bei den Pyramiden, da sind Hieroglyphen, die müssen entziffert werden … » (Josef Beuys, 1980)

 

Robert Rauschenberg (2)
Robert Rauschenberg, Stage Coach, 1986

 

Der Kunstsammler, Unternehmer und Mäzen Erich Marx erwarb die Werke direkt von den Künstlern.  Irgendwann hatte er zuviel Kunst bei sich und bot einige Hauptwerke in den 1980 Jahren der Stadt Berlin als Dauerleihgabe an.

Zur Zeit ist die Sammlung in ihrer Komplettheit zu sehen. Filmdokumentationen ergänzen die Sammlung.

 

Diamond Dust Shoes, Andy Warhol, 1980Double Elvis, 1963, WarholMAO - Andy Warhol
Diamond Dust Shoes, Double Elivs, Mao – Andy Warhol
 

Christa Blenk

Fotos: JNPettit

 

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Wandteppich von Anger, Zyklus der Apokalypse

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Eingang ins Schloss

 

In der Ich-Form richtet sich der Verfasser der Apokalypse mit den sieben Sendschreiben an die sieben Gemeinden in Ephesus in Kleinasien. Die Offenbarung des Johannes ist das letzte Buch des Neuen Testamentes und gilt als prophetische Hoffnungsschrift für die unterdrückten Christen im Römischen Reich.

Sieben Schreiben, sieben Gemeinden, sieben Siegel, sieben Trompeten, sieben Reiter, sieben Plagen, sieben Engel und sieben Schlafende oder Tote. Visionär, spannend und theatral und mit dem Gedankengut des 14. Jahrhunderts vor dem Hintergrund des 100 jährigen Krieges, wird dieser umwerfende Zyklus erzählt. Er weiß von grausamen und moderne Geschichten zu berichten, dokumentiert die Anbetung des Teufels, die Umkehrung der Macht, die Verführung, die Vernichtung und die Zerstörung von Babylon bis zum Sieg des Guten und den Eintritt in das Paradies.

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Das  ausschließlich aus Wolle bestehende Teppich-Ensemble besteht aus 6 Teilen mit je 14 Bildern, wobei leider nicht mehr alle vorhanden sind. 84 Szenen auf einer Gesamtflache von 700 qm halten den Betrachter in Atem und erstaunen immer wieder durch die Modernität, aber auch künstlerisch erkennt man – noch im Mittelalter des 14. Jahrhunderts –  die ersten wackeligen Schritte der Renaissance Perspektive.

Jede Serie wird von einer Persönlichkeit eingeleitet und geht dann weiter in zwei übereinander liegenden Reihen, im Schachbrettmuster  angeordnet – je sieben himmlische und irdische Szenen.14 Szenen pro Teppich. Hintergrundfarbe ist abwechselnd rot und blau; jedes Bild hat auch eine Bildunterschrift.

 

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der siebenköpfige Drachen

Der Zyklus der Apokalypse misst 103 Meter und ist 4,5 Meter hoch. Er ist somit der größte Wandteppich der jemals in Europa hergestellt wurde. Er entstand zwischen 1373 und 1382 im Auftrag von Herzog Ludwig I. von Anjou, der Weber Nicolas Bataille kümmerte sich um Beides: Finanzierung und Fertigstellung in nur sieben Jahren! Die Entwürfe stammen vom Brügger Künstler Jean de Bruges und in der Pariser Werkstatt von Robert Poisson wurde der Teppich hergestellt.

Seit 1954 hat der Teppich einen extra für ihn gebauten Trakt im Schloss von Angers. Von dem ursprünglich 140 Meters sind heute noch 103 erhalten.

Wandteppichen kam im Mittelalter eine ganz wichtige Rolle zu. Sie bereicherten den Besitzer und begleiteten ihn oft auf seinen Reisen, sie verschönerten und wärmten und waren gern gesehene Gastgeschenke. Allerdings waren sie nie 140 Meter lang und höher als ein dreistöckiges Haus.

Aus welchem Anlass der Teppich von Anger gewebt wurde, weiß man nicht. Man rätselt, dass er vielleicht den Kreuzorden von Ludwig I, den dieser 1370 gegründet hatte, aufwerten sollte. 1782 wurde diese Preziose zum Verkauf angeboten und während der Französischen Revolution zerschnitten. Der Wandteppich wurde als Decke, Bettvorleger oder Schutz im Winter für die Orangenbäume zweckentfremdet. Erst 1843 ging der Bischof von Anger auf die Suche nach dem Verbleib und konnte relativ viel wieder zusammen holen. Aber einige Fragmente sind wohl für immer verloren, andere verblasst. Einige Serien sind aber glücklicherweise in ihren Komplettheit zu bestaunen, allerdings lässt sich nicht immer die richtige Reihenfolge oder auch die Bedeutung zuordnen. Der Audioguide ist gut gemacht und unbedingt erforderlich!

Hier kann man nur sagen: der Besuch lohnt einen Stopp in Angers, abgesehen davon ist die Stadt sehr interessant und schön.

Christa Blenk

Fotos: JNPettit

 

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Manifesto – 13 Mal Cate Blanchett

Manifesto – 13 Mal Cate Blanchett

Das Leben – ein Theater

Der Münchner Video-Künstler Julian Rosenfeldt (*1965) lässt Cate Blanchett dreizehn Mal in unterschiedlichen Rollen in einem Meer von Bildschirmen auftreten. Er verarbeitet hier die bedeutendsten Manifeste des 20. Jahrhunderts. Nach Berlin und Hannover ist die Schau nun  im Pariser Palais des Beaux-Arts zu sehen.

Die Filminstallation Manifesto basiert auf historischen Originaltexten von anderen Künstlern die sich allesamt mit Manifesten auseinander gesetzt haben. Die meisten geben aufgrund ihrer Theatralität schon das Libretto her.  Rosenfeldt hat die Texte so bearbeitet oder gekürzt und 13 innere Monologe hergestellt, die er jeweils von einer Frau in unterschiedlichen Rollen vortragen lässt. Cate Blanchett ist eine sehr gute Wahl. Sie schafft es, sich dreizehn Mal durch Maske und Verkleidung und mit viel Talent immer wieder in unterschiedliche Charaktere hinein zu verwandeln. Sie lebt bewusst jede Szene und das vermittelt sie auch! Eine ihrer größten Rollen überhaupt wahrscheinlich.

Rosenfeldt (*1965), der in Berlin lebt, hat hier auch alle Kurzfilme gedreht. Mit Cate Blanchett ist er befreundet und auch Dank ihrer Professionalität konnte der enge Zeitrahmen für die Dreharbeiten eingehalten werden. Mit ihr hat er auch alle Orte vorher erkundet.

Ca 10 Minuten dauert jeder Film bei dem die Darstellerin von der Rolle der Obdachlosen, zur Hausfrau und Mutter der mittleren Oberschicht inklusive Tischgebet mutiert, die Rede vor einer Trauergemeinde hält oder als Puppenspielerin, Fabrikarbeiterin bzw. als Journalistin überzeugt.  Die Manifeste von Tristan Tzara (Dada, 1918), Filippo Tommaso Marinetti (Futurismus, 1909), (Surrealismus, André Breton, 1924), Fluxus, Merz (No Manifesto, 1965) oder Golden Rules of Filmmaking, (2002, Jim Jarmusch).

Genial wie sie als Hausfrau und Mutter das Tischgebet nach Claes Oldenburgs I am for an Art (Pop Art, 1961) einleitet. Man möchte wegrennen und leidet mit den anderen am Tisch, wenn sie nach 10 Minuten immer nochmals mit „I am for the Art“ anfängt und es immer noch nicht das letzte Mal war. Großartig.!

Manifesto entstand als gemeinsame Produktion der Berliner Nationalgalerie mit verschiedenen Museen weltweit und der Ruhrtriennale und wurde 2016 im Berliner Hamburger Bahnhof und später im Sprengel Museum Hannover gezeigt, bevor die Schau nun in Paris angekommen ist.

Noch bis zum 20. April 2017 im Pariser Palais des Beaux-Arts zu sehen.

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Christa Blenk

 

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Cy Twombly – Retrospektive im Centre Pompidou

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 Saalansicht, im  Vordergrund die Reise von Sonnengott
Ra auf seinem Sonnenschiff

 

Die Schönheit der Schiefertafel

Seinen  40. Geburtstag feiert das Pariser Centre Pompidou u.a. mit einer umfangreichen und einzigartigen Retrospektive über den amerikanischen Künstler Cy Twombly ( 1928-2011); die Schau deckt 60 Jahre seines Künstlerlebens ab.

Es ist nicht das erst Mal, dass Twombly in Paris zu sehen ist: auch schon zum 20. Jubiläum 1988 konnten die Pariser sich an einer Twombly-Retrospektive erfreuen.

140 Exponate hat der Kurator der Ausstellung Jonas Storsve nach Paris geholt, konfrontiert Werke miteinander, die sich noch nie getroffen haben und präsentiert Bilder, Skulpturen, Zeichnungen oder Fotos, die zum ersten Mal in Europa zu sehen sind. Er will mit dieser Ausstellung vor allem Twomblys Obsession nachgehen: Serien und Zyklen. Und so basiert diese umwerfende Schau auf drei Reihen, die wiederum anderen Serien sowie Früh- und Alterswerken gegenüber stehen.

Nine Discourses on Commodus entsteht 1963 als Reaktion auf die Ermordung von Präsident John F. Kennedy, die den Künstler bestürzt und prägt. Mit diesen großflächigen, an zäh fließendes, klebriges Blut erinnernden Bilder zieht er eine Parallele zwischen dem Attentat auf den US Präsidenten und der grausam-blutrünstigen Herrschaft des römischen,  größenwahnsinnigen Tyrannen Commodus (161 – 192), der am letzten Tag des Jahres 192  einem Komplott zu Opfer fiel und von seiner Konkubine Marcia und dem Athleten Narcissus erwürgt wurde. Diese Tat leitete das Ende der Antoninischen Dynastie  ein und machte Platz für eine Reihe von Kaisern, die zum Teil nur ein paar Wochen am Leben waren, bevor sie Mordanschlägen zum Opfer fielen. Jacky Kennedy trägt in Dallas ein rosa Kostüm, einen rosa Hut und hält einen Strauß roter Rosen im Arm; Twombly wütet einer griechischen Tragödie gleich in Rosa- und Rottönen über die diskreten Bleistiftstriche, die unter der Farbkatharsis auszumachen sind. 1964 werden diese Arbeiten bei Leo Castelli in New York mit viel Polemik und heftiger Ablehnung der Kritik ausgestellt. Zum einen, weil die 60er Jahre der Minimal Art gehören, eine Tendenz, die eine emotionslose,  rationale Reduktion auf die Primärfarben und auf simple Geometrieformen verlangt und zum anderen, weil Twombly damit das Ende einer Ära andeutet. Er hat die Bilder damals nicht verkauft, sie wurden später von einem Italiener erworben und seit 2007 gehört dieser Zyklus dem Guggenheim Museum Bilbao.  

 

Twombly - Saalansicht; Bilder aus dem Zyklus  Nine Discourses on Commodus - Foto (c) JNPettit
Saalansicht – Nine Discourses on Commodus

 

Philadelphia hat den 10-teiligen Zyklus 50 Days at Iliam ausnahmsweise ausgeliehen.  Die hier gezeigte Serie entsteht in den Sommern 1977/78 und beschreibt zehn Kapitel der Iliada. Kleeblatt-förmige Schatten-Farbflecken definieren die Protagonisten von Troja: Grau für Hektor, Blau-Grau für Patrokles und Rot für Achilles, stellvertretend für das geflossene Blut (Shades of Achilles, Patroclus and Hector, partie VI, 300 x 492 cm). 1978 waren die Bilder in New York zu sehen und wurden  dann wieder in den Kisten verstaut bis das Philadephia Museum of Art sie 1989 erwarb.

Twomblys Lektüre von Homer wird ihn sein Leben lang und in allen Malphasen beschäftigen und schon 14 Jahre vor 50 Days at Iliam befasst er sich mit den Helden von Troja.  Zwei in den 60er Jahren entstandene Meisterwerke sind ebenfalls ausgestellt. Achilles Mourning the death of Patroclus misst 259 x 302 cm, die untere Hälfte ist unbemalt, leer. Über der Trennlinie (aus Bleistift) fliegen zwei unterschiedlich große, mit einer Schnur verbundene Wollknäuel aus dem Bild gen Himmel. Patrokles stirbt und lässt den Faden los! Mit verhaltener Leidenschaft stellt Twombly Achilles‘ Weinen um seinen Freund und Waffenbruder Patrokles seiner Rache gegenüber. The vengeance of Achilles (1962, Öl und  Bleistift auf Leinen) ist ein drei Meter hohes A (Achilles!), ein sich zuspitzender Dolch mit blutroter Spitze, vereinzelt sind weiter unten auf der Kapuze noch Blutspritzer zu entdecken. Auf den ersten Blick erinnert es an eine Arte povera Installation von Mario Merz oder an geheimnisvolle, grausame Rituale. Das Kunsthaus Zürich hat es ausgeliehen.

Die dritte Säule der Schau ist der Zyklus Coronation of Sesotris  (2000). Er fantasiert über die Reise des ägyptischen Sonnengottes  Ra auf seinem Sonnenschiff über das Firmament. Diese Arbeiten sind lichtdurchflutet, transparent, befreit und leicht. Und natürlich haben auch sie wieder einen poetischen Hintergrund: die Dichterin der Antike, Sappho, und die zeitgenössische Poetin Patricia Waters waren hier seine Inspirationsquellen.  Die Bilder gehören der Pinault Collection.

 

Twombly - Coronation of Sesostris -Saalansicht Foto (c) JNPettit
Saalansicht – Coronation of Sesotris

 

Begleitet und ergänzt werden diese Serien von unzähligen unabhängigen Arbeiten wie die vierteilige Gruppe Quattro Stagioni (vier Jahreszeiten) aus der Tate London. Twombly hat sie zwischen 1993-1995 nach seiner Lektüre von John Keats Ode für eine griechische Urne gemalt. Hier wird die Vergänglichkeit und die Wiedergeburt beschrieben: jede Jahreszeit hat die für sie typische Charakteristik: zaghaft und hoffnungsvoll der Frühling, leuchtendes, fröhliches Gelb für den Sommer. Weiß und Tannenbaum-Grün der Winter, aber am kräftigsten ist der Herbst. Das einzige Bild der Vier in dem er geschrieben hat: l‘Autunno (Herbst) steht mit großen Buchstaben im oberen Teil des Bildes: melancholisch und lebensbejahend ist dieser großartige Zyklus. Cy Twombly hat hier schon den Weg zu seiner knallig, farbenfrohen Altersmalerei betreten. Rätselhafte oder leicht verwehte Spuren, minimale Punkte- und Strichemalereien, piktogrammhafte Figuren werden zu Farbe pur, so dass man plötzlich mitten in der Sonne zu stehen scheint.

Die ruhigen und kleinformatigen, für ihn atypischen, Stillleben Black Mountain College (ca 43 x 28 cm) die 1951 noch in den USA entstehen und an die Poesie von Giorgio Morandis  Flaschen erinnern oder seine Minimalphase in den 60er Jahren, in der er große Schiefertafeln minimal bearbeitet, karg, spartanisch grau/schwarz, in sich gekehrt im permanenten Lernprozess, sind Ruhepole.

Twombly hat uns die Schönheit einer schlampig abgewischten Schiefertafel erklärt.

Seine Bilder sind leise und leidenschaftliche Geschichten und Gedichte, eine Gratwanderung zwischen unscheinbar, göttlich, schüchtern und selbstbewusst, obsessive Kundgebungen aus Hieroglyphen und  Piktogrammen, kindlichen  Kritzeleien, großartige Kompositionen entstanden durch große Bildung: ‚Als ich ein Kind war, habe ich wie Rafael gezeichnet, aber ich habe ein Leben lang gebraucht, um wie ein Kind zu zeichnen‘, das hat Picasso einmal gesagt.

Kurz vor seinem Tod entstehen die (blutenden) Rosenbilder nach Gedichten von Ingeborg Bachmann und Rainer Maria Rilke – eine Hommage an Monets Seerosen (Blooming, 2001-2008). Blooming ist auch das Ausstellungsplakat und kommt aus einer Privatsammlung!

 

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Blooming, 2001-2008

 

Twomblys Skulpturen wären gerne unsichtbar. Allesamt sind sie in schmutziges Weiß gehüllt, fast denkt man an Beuys? Die Gegenstände erinnern an Totems oder primitive Gebrauchsgegenstände aus Holz oder Stoff, die er von seinen Reisen mitbrachte und grob mit Nägeln oder Fäden verbindet. Wie sie dort im Pompidou Museum präsentiert werden wirken sie ganz modern, stehen da im Einklang mit der Struktur des Raumes vor einem sagenhaften Blick auf Paris: schon deshalb lohnt sich der Besuch dort!

Geboren in Virginia, kommt er mit Mitte 20 und einem Stipendium  nach Europa. Alles was Cy Twombly erlebt, findet direkten Einzug in seine Bilder, sei es die 17000 Jahre alte Höhlenmalerei von Lascaux, die er in den 50er Jahren studiert, sei es ein Marabu auf dem Bild Volubilis; diese römische Ruine in der Nähe von Fez in Marokko besucht Twombly mit seinem Freund und Studienkollegen Robert Rauschenberg während einer Nordafrikareise in den 1950er Jahren. Hier knallen nicht nur auf seinem Bild zwei Kulturen aufeinander; außer schwarzen und grauweißen Beigetönen gibt es keine anderen Farben. Eine Fata Morgana, die man in der flirrenden Hitze nur mit zusammen gekniffenen Augen wahrnehmen kann.

 

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Saalansicht – Volubilis und Ouarzazate

 

Im umtriebigen Künstlerpool der 50er Jahre von Franz Klines action paintings, von Rothkos Farbflächen oder Jackson Pollocks Schlaufenmalerei, von Barnett Newman, Willem de Kooning und Robert Motherwell lernt er schwimmen. Ohne Rettungsring oder Schwimmweste taucht er ein in die Faszination des alten Kontinents, der Philosophie der Antike und fusioniert mit den amerikanischen Tendenzen der 1950er Jahre; die vermeintlich gedankenlosen Kritzeleien, sein Graffiti, stehen manchmal im Widerspruch zum potenten abstrakten Expressionisten.

Ohne intellektuelle Auseinandersetzung wird man ihn nicht verstehen. Verlassen turnen zerlegte Mythen und die Helden der Antike über die Leinwand, immer wieder krakelt er Notizen darauf und sprenkelt Farbe darüber, rote Blumen werden zu Blutstropfen. Wer führt denn hier den Pinsel? Seine Hand oder seine Erinnerung an so Vieles was er irgendwann einmal aufgenommen hat oder täglich vervollkommnet? Träume, Geschichte, Wissen, Farbe und Licht vermengen sich.

Es gibt ein Foto von ihm das 1961 in Rom entstand. Twombly hält einen kleinen Pinsel in der Hand und steht vor einer großen Leinwand, irgendwie zaghaft, so als ob er es nicht wagen kann, sein Bilderbuch mit noch einer kryptischen Figur oder einer kalligrafischen Linie zu ergänzen. Seine Haltung vermittelt eher den Eindruck, dass es hier nur etwas auszubessern gibt, fast schüchtern und voller Respekt nähert er sich seinem Werk.

Tagelang steht er manchmal vor der weißen Leinwand, bevor eine scheue Annäherung die Panik der Leere überwinden sollte.

Viele Jahre hat Cy Twombly im italienischen Gaeta gelebt. Der Ort liegt zwischen Rom und Neapel und wird schon von Vergil in der Aeneas zitiert. Gaeta war Kurort der Römer, sogar  Cicero besaß eine Villa dort. Jeder Stein an dieser Küste hat Geschichten aus der Antike zu erzählen: archaische, barbarische oder ewig junge Tragödien.

Bis zum 24. April 2017 ist diese einmalige und exklusive Ausstellung  mit Exponaten aus bedeutenden Museen oder Privatsammlungen eines bedeutenden Vertreters des abstrakten Expressionismus und intellektuellen Individualisten noch im Centre Pompidou in Paris zu sehen. Sie wurde  in Zusammenarbeit mit der Cy Twombly Foundation und mit Unterstutzung seines Sohnes Alessandro organisiert und wird nicht weiterwandern!

 

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 Saalansicht – Camino Real

Camino Real (2010)

Christa Blenk, Fotos: JNPettit

 

 

 

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